Paris: un concentré de suspens et au final, une stagnation.

Plus rien n’a bougé à paris entre 14H et 17H35, le CAC40 oscillant entre 5.255 et 5.275 pour en terminer exactement au milieu de cette fourchette, à l’équilibre à 5.264Pts.Le …

Plus rien n’a bougé à paris entre 14H et 17H35, le CAC40 oscillant entre 5.255 et 5.275 pour en terminer exactement au milieu de cette fourchette, à l’équilibre à 5.264Pts.

Le CAC40 avait culminé vers 5.290 à l’heure du déjeuner mais tout a été reperdu peu après l’entame de la conférence de presse de Mario Draghi qui délivre un message parfaitement conforme aux anticipations: seule la référence à une potentielle baisse de taux a disparu… sinon le ‘QE’ sera poursuivi au moins jusqu’à fin 2017 (voir amplifié au besoin) et les membres de la BCE n’ont pas discuté de sa réduction (‘tapering’).

En ce qui concerne l’inflation, son tassement reste mécaniquement lié à la baisse du prix de l’énergie et du pétrole en particulier.

 

La teneur globale du message demeure ‘dovish’ (très accommodante) et l’Euro en subit le contrecoup avec un repli de -0,3% vers 1,1220 face au Dollar.

La BCE promet d’intervenir sur les marchés pendant encore ‘très longtemps’ malgré une croissance gagne en robustesse.

 

Aucune ‘normalisation’ des taux n’est envisagée (les taux sont à zéro) alors que la croissance dans l’Eurozone aurait atteint +1,9% au 1er trimestre (PIB en hausse séquentielle de +0,6%).

Tout serait donc déjà ‘dans les cours’ et l’euro-Stoxx50 surperforme Paris avec un gain de +0,4%, grâce à Francfort qui gagne +0,3% et Milan (+1,4%) grâce aux préparatifs d’une opération de sauvetage de 2 banques de la Vénitie au bord de la faillite (2 grandes banques italiennes seraient ‘priées’ de proposer une ‘solution’).

Outre-Atlantique, à mi-séance, Wall Street semble bien installé en territoire positif et de nouveau records historiques tombent: le Nasdaq (+0,3%) a culminé à 6.318, le Dow Jones (+0,2%) a inscrit un nouveau plus haut absolu à 21.265Pts, le S&P500 (+0,1%) a réédité son record des 2.440… et cela n’a rien à voir avec les inscriptions hebdomadaires au chômage se sont réduites de -10.000 à 255.000 (contre 248.000 anticipé).

Les investisseurs ont assisté à l’audition de James Comey devant le Congrès américain (Sénat): elle s’est avérée sans surprise, toutes les déclarations de l’ex-patron du FBI, donc chaque terme a été soupesé jusqu’au positionnement des virgules, avaient été publiées dans un communiqué destiné à la presse la veille.

 

Pour rappel, l’ex-directeur du FBI James Comey a été remercié par Donald Trump après avoir été incité à abandonner l’enquête sur Michael Flynn, l’ancien conseiller à la sécurité nationale du président américain mêlé à l’affaire de l’ingérence russe dans l’élection présidentielle.

L’avenir politique de Donald Trump ne sera donc pas compromis par ses propos ‘inappropriés’, voir ‘maladroits’ (le nouveau Président ne connaissant peut-être pas toutes les subtilités des procédures) lors de ses entretiens avec James Comey… lequel a précisé qu’il n’y a avait pas d’enquêtes en cours concernant Donald trump personnellement (celles qui concernent les ‘interférences’ russes en revanche se poursuivent).

Après avoir longuement hésité, Wall Street semble opter pour la reprise du mouvement perpétuel à la hausse qui a débuté le 27 juin 2016.

Autre actualité (très) importante : le scrutin législatif britannique (Londres finit en léger repli de -0,4%).

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